Le jour où j’ai brûlé mon coeur

Pour la troisième fois depuis la rentrée, TF1 nous propose un téléfilm issu d’une histoire vraie. Après « Jacqueline Sauvage », et « Ils ont échangé mon enfant », nous découvrions hier, l’histoire de Jonathan Destin dans « Le jour où j’ai brûlé mon coeur ». Si vous ne l’avez pas encore regardé , alors laissez-moi vous en toucher deux mots.

 

L’histoire de Jonathan, c’est celle d’un enfant réservé et en surpoids qui se fait harceler à l’école. Alors jusque là, vous me direz, c’est le cas de beaucoup d’enfants. Et c’est bien malheureux. Mais lui, un jour, a décidé d’en finir. Un après-midi, après l’école, il part s’acheter de l’alcool à brûler et un briquet puis prend la décision de s’immoler. C’est ici que commence le film. C’est ici que commence le tourbillon dans lequel rentre chaque personnage. Pourquoi a t’il fait ça ? C’est la grande question. Tout le film, retrace le parcours du jeune homme, et les souffrances qu’il a pu vivre, au travers de flashbacks. Le téléfilm est bien produit, je pense que tous les éléments un peu romancés (car il ne faut par tout prendre pour vérité) rajoutent un peu de suspens et de drame à la vraie histoire. Ils permettent aussi de donner quelques leçons de morales, en plus, à la fin. J’ai bien apprécié de retrouver Michael Youn dans un rôle beaucoup plus sérieux qu’à son habitude, et que dire de Camille Chamoux que je continue d’adorer. Je suis persuadée que tous les parents, enfants et autres adultes devraient regarder ce petit film autant que le reportage qui a suivi. Il a totalement sa place dans les salles de classe afin de sensibiliser les jeunes au harcèlement qui est de plus en plus présent dans les écoles et pourtant si silencieux. Juste, un très gros bémol sur le nombre de pubs que nous met TF1 sur ce genre de soirée, totalement saoulant…! Donc pour revoir le téléfilm et/ou le reportage, c’est par ici et en plus vous éviterez les pubs ou presque ! 

Au-delà du film, je me suis posée beaucoup de questions sur le sujet. En le voyant, je me suis replongée quelques heures dans mon adolescence, et je me suis dis que nous avions tous plus ou moins partagé l’histoire de Jonathan et ces autres ados. Le harcèlement a mille formes, et mille couleurs, nous avons tous en nous une particularité qui fait de nous une cible. Trop timide, trop grand, trop gros, trop maigre, trop intelligent, trop sexy, trop différent, trop, trop, trop ou pas assez. Que l’on soit l’intello ou le cancre, la belle ou la bête, on trouvera toujours quelque chose à redire pour vous emmerder. Mais quand cela prend une ampleur pareil que faire… En regardant le reportage on apprend qu’un enfant sur dix est harcelé à l’école, autant dire que vous connaissez forcément un de ces ados blessés. Le plus marquant pour moi a été cette affiliation du harcèlement aux réseaux sociaux… Et sincèrement, je me suis dis que j’avais eu la chance de faire partie de la dernière génération sans facebook, snapchat et cie… C’est tellement violent quand on y pense, et encore plus quand c’est utilisé à ces fins. Malgré le bruit assourdissant de ces sites, le harcèlement lui reste si silencieux. La honte, la peur, et le manque de confiance en soi empêchent tous ces jeunes de parler. Puis sincèrement, que fait-on vraiment pour eux ? Pas grand chose… La plupart du temps personne ne les prend au sérieux, et comme à beaucoup d’ados ou d’enfants on leur sort l’infatigable soupe du « ça passera », « ne les écoute pas ». J’apprécie ce genre de film qui rappelle que toutes les souffrances, qu’elles nous paraissent grandes ou petites, restent une douleur forte à celui qui l’exprime et qu’il est important de ne pas la minimiser. Le pire, c’est que même une fois avéré le harcèlement n’est malheureusement presque jamais puni. Et la justice n’aide vraiment pas… Malgré tout, c’est en parlant qu’on pourra faire avancer les choses et j’espère que ce film et ce genre de témoignages seront diffusés et discutés dans les écoles. Car on va pas se mentir, à part penser à finir des programmes longs comme le bras, les profs n’ont plus le temps de faire de la psychologie dans les salles de cours et c’est bien triste. J’espère qu’un jour nous donnerons la possibilité aux jeunes d’avoir des classes où ils pourront discuter et débattre sur leurs différences mais aussi sur tout ce qui les rassemble. Car si chaque être humain est unique, nous avons forcément en nous une ou plusieurs choses qui nous unissent les uns les autres. Nous n’avons pas besoin de tous nous aimer, mais au moins nous accepter ça serait déjà pas mal ! Sur ce, n’hésitez pas à donner votre avis et partager vos histoires dans les commentaires.

3 réflexions sur “ Le jour où j’ai brûlé mon coeur

  1. J’ai aussi regardé le téléfilm et le témoignage qui s’ensuit beaucoup de frissons beaucoup de questions aussi

    Moi j’aimerais bien que ce programme soit obligatoire en diffusion dans toutes les écoles lycées collège internat entreprise ( car oui même dans les entreprises y a du harcèlement malheureusement )

    1. C’est vrai il y a du harcèlement partout… chaque différence fait de nous une cible. Comme toutes ses attaques homophobes en ce moment… On accepte pas la différence c’est grave je trouve.

  2. Oh oui
    Malheureusement s’en prendre au homo je trouve ça lamentable
    Une foisun mec sen était pris à ma frangine de ❤ car elle était avec ça meuf et le mec avais dit que c’était lamentable que deux gonzesses se tiennent la main ou s’embrasse en public et tout ceci et tout cela ma réponse ne s’est pas fait attendre !!

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